Un plagiat peut en cacher un autre [Ducasse, Hugo et Shakespeare]

La première livraison des Poésies d’Isidore Ducasse, à la différence de la seconde, est pauvre en plagiats. Sa dernière maxime est commentée :

« Toute l’eau de la mer ne suffirait pas à laver une tache de sang intellectuelle. » (I, 53)

Elle est rapprochée, dans différentes éditions, des vers du poème « Nox » de Victor Hugo :

« Toutes les eaux de ton abîme,
Hélas ! passeraient sur ce crime,
Ô vaste mer, sans le laver ! »

Mais, un autre plagiat pourrait être aussi évident, celui de Richard III de Shakespeare, dramaturge que Ducasse avait déjà plagié et commenté :

« Not all the water in the rough rude sea
Can Wash the balm off from anointed king. » (Richard III, acte III, scène 2)

En positionnant à la fin de ses premières Poésies une maxime à la tournure laissant penser qu’elle aurait pu avoir été employée à plusieurs reprises, Ducasse met-il l’accent sur sa poétique de la modification de l’héritage culturel et intellectuel ?

 

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